Comment ça marche ?



Comment ça marche ?

La filtration sur berge, comment ça marche ?



L'infiltration est bien entendu un phénomène naturel. Schématiquement, les échanges entre la rivière et le sol constituant son lit se déroulent de la manière suivante : En période de basses eaux, la rivière est alimentée par la nappe souterraine si le niveau de celle-ci est suffisant. Les écoulements souterrains s'établissent alors de l'aquifère vers la rivière. En période de hautes eaux, c'est l'inverse. Les écoulements se font de la rivière vers la nappe.
Le sol possède une capacité de filtration, dont les propriétés varient en fonction de la nature du sol (taille des " grains ", nature du sol, ...). Celle-ci peut être utilisée comme premier traitement lors de la production d'eau potable. Pour cela, que faire ?
Pour la filtration sur berge, on " oblige " les écoulements à se faire de la rivière vers l'aquifère. Il suffit de creuser un trou à proximité des berges d'un cours d'eau ou d'un lac, et d'y pomper l'eau, au lieu de pomper directement dans le cours d'eau. La pompe crée une force attractive (une dépression) qui amène l'eau à s'infiltrer dans les berges jusqu'au point de pompage.









Autour de ce point de pompage, une zone de sécurité. A l'intérieur de celle-ci, les activités autorisées sont limitées de manière à réduire les risques de pollution. De plus si l'eau du cours d'eau utilisé est trop polluée, on procède à un prétraitement.










Dans quel cas ne peut-on pas utiliser la filtration sur berge ?
Il arrive qu'il soit impossible de mettre en place la filtration sur berge sur certains sites, notamment en cas de pollution du sol de la berge ou de nature géologique du sol inadéquate (sols quasi imperméables).
On peut alors utiliser le procédé de recharge d'aquifères. Dans ce cas, on pompe l'eau du cours d'eau pour la réinjecter dans l'aquifère situé à proximité et le recharger. L'eau subit souvent un prétraitement afin de ne pas polluer l'aquifère avec l'eau de la rivière.
Capacité d'autoépuration du sol
Les bactéries, algues et microorganismes oeuvrent à sa dépollution. En effet, par leur activité biologique ils consomment les particules qui polluaient l'eau et qui sont restées dans le sol lors de son infiltration. Mais après un temps, le sol perd de son imperméabilité. Les particules laissées dans le sol au passage de l'eau ainsi que la reproduction des microorganismes finissent par laisser une couche quasi imperméable. Il est alors nécessaire de " nettoyer " le sol, c'est-à-dire de remplacer le sol dans la zone où l'infiltration s'effectue.
Si l'eau tirée du cours d'eau est filtrée lors du prétraitement avant l'infiltration, le sol est moins rapidement colmaté et la fréquence de nettoyage diminue.
Enfin, le colmatage du sol se fait moins rapidement lorsque que les animaux souterrains permettent de l'aérer, et lorsque les vitesses et sens d'écoulement dans le sol varient (les particules ne sont alors pas toutes accumulées au même endroit).

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