St Pet et baltique



St Pet et baltique

Saint-Pétersbourg, et la gestion de la Mer Baltique



1/ La pollution générée par Saint-Pétersbourg
Saint-Pétersbourg compte 4,8 millions d'habitants, et accueille de nombreuses activités industrielles. Durant l'ère soviétique qui s'est terminée au début de années 90, les volontés de développement rapide et la gestion centralisée étaient accompagnées d'un désintéressement pour les considérations écologiques.
La ville se Saint-Pétersbourg représentait il y a encore quelques années 20 % des apports de pollution en Mer Baltique. Les eaux usées domestiques et industrielles sont bien entendu responsables de cette pollution. S'y ajoutent, pour une moindre part, les rejets industriels de ces usines hors d'age, qui polluent l'air mais également l'eau par les mécanismes d'échange eau/air lors des précipitations. Les hôpitaux dont les déchets sont mis en décharge apportent également leur lot de composés très polluants.
Activités au bord de la Neva : les habitations, les industries et la navigation


Pour améliorer le traitement des eaux usées domestiques, la ville a procédé à l'amélioration des réseaux d'assainissement et de la station d'épuration du sud-ouest de la ville. Ces travaux ont concerné 720 000 personnes dont les eaux usées seront mieux traitées. Ils permettent également d'améliorer la filière des boues d'épuration produites par la centrale.
Il est intéressant de noter qu'une partie de ces travaux a été financée par un prêt de la Banque Européenne d'Investissement (BEI). Une des raisons de cette participation est la préoccupation des états européens du bord de la Mer Baltique dont la santé environnementale se dégrade.
Enfin, la municipalité tente de promouvoir le recyclage de l'eau dans l'industrie afin de diminuer sa consommation en eau ainsi que ses rejets.
La pollution engendrée par Saint-Pétersbourg vient ainsi perturber l'écosystème fragile de la mer Baltique.
2/ La mer Baltique



Situation géographique de la mer Baltique1. Estonie 2. Lettonie 3. Lituanie 4. Pologne 5. Allemagne 6. Danemark 7. Norvège 8. Suède 9. Finlande 10. Russie 11. Biélorussie
La mer Baltique est une mer jeune née à la fin de la dernière glaciation. Tout d'abord détroit, puis baie, puis lac et enfin mer intérieure, elle constitue un système fermé puisque les échanges avec la Mer du Nord sont très faibles. Les conditions hydrophysiques, à savoir salinité et oxygénation de l'eau sont très variables dans le temps. C'est pourquoi les espèces composant la faune et la flore sont peu nombreuses mais très bien adaptées. Ces caractéristiques rendent la Mer Baltique particulièrement sensible aux perturbations anthropiques.
Aujourd'hui, 85 millions de personnes vivent et travaillent dans le bassin de la mer Baltique. L'eutrophisation favorise une prolifération excessive des algues et provoque un appauvrissement des eaux profondes en oxygène. Les substances nutritives en excès sont introduites dans la mer Baltique par les eaux usées urbaines, l'agriculture littorale, la pollution industrielle et les dépôts atmosphériques. Les rejets d'hydrocarbures sont une menace pour les oiseaux et les mammifères, des polluants nocifs pour l'homme et les animaux persistent pendant des générations... (on pourrait multiplier les exemples).
La mer Baltique constitue une zone de pêche importante (surtout morue et hareng). La préservation de son environnement, c'est aussi la préservation des réserves de pêche... et des pêcheurs. On estime que beaucoup de populations de poissons de la Baltique ont atteint un niveau dangereusement bas.
La navigation maritime y est de plus très importante, et en augmentation. Elle s'accompagne, des risques de collision (fréquentes, et accompagnées de rejets de produits parfois très polluants) et de marée noire. Les ballastages présentent de plus le risque d'introduction d'espèces non indigènes qui pourraient perturber le fragile équilibre de l'écosystème en mer Baltique.
3/ Protection de l'environnement et coopération internationale
Les pays riverains de la Mer Baltique sont le Danemark, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Finlande, l'Allemagne, la Pologne, la Russie et la Suède. Tous sont tous membres du Conseil de l'Europe. Le bassin hydrographique de la Baltique s'étend jusqu'à la Biélorussie, l'Ukraine, la Slovaquie, la République tchèque et la Norvège.
Conscients que les mesures nationales ne suffiraient pas, à elles seules, à protéger ce milieu marin extrêmement sensible, les Etats de la Baltique ont adopté en 1974 la Convention d'Helsinki, entrée en vigueur en 1980. Un dispositif de coopération régionale en matière de protection de l'environnement (HELCOM) a été mis en place. La Convention a pour but de prévenir la pollution causée par les navires, la pollution d'origine terrestre et la pollution résultant de l'exploration du fond de la mer et de son sous-sol. Elle régit également la coopération visant à lutter contre la pollution marine par les hydrocarbures et autres substances nocives. Une nouvelle convention est venue compléter la première en 1992 afin de renforcer le système juridique de protection de l'environnement en mer Baltique.
Afin de réduire l'eutrophisation, les pays voisins de la Baltique se sont fixés pour objectif, en 1988, la réduction de 50 % des apports d'azote et de phosphore. Les charges de phosphore et d'azote dues aux effluents urbains et industriels déversés dans la mer Baltique ont alors diminué respectivement de 39 % et 30 % entre la fin des années 80 et 1995. Les apports d'azote résultant de l'agriculture ont été réduits dans tous les pays de la Baltique. En revanche, malgré la réduction des engrais contenant du phosphore dans de nombreux pays, les apports de ce nutriment n'ont guère diminué. Les sols autrefois traités sont fortement chargés en phosphore, composé qui continue d'être drainé jusqu'à la mer.
Les pays membres de la convention d'Helsinki agissent également sur le traitement des munitions datant de la Seconde guerre mondiale, sur la sécurité du trafic maritime, ainsi que la surveillance (et l'application de sanctions) des navires qui relarguent des hydrocarbures illicitement en pleine mer.
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